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L’agriculture biologique est un mode de production et de transformation respectueux de l’environnement, du bien-être animal et de la biodiversité, qui apporte des solutions face au changement climatique.

Les aliments Bio sont produits à partir d’ingrédients cultivés sans produits chimiques de synthèse et sans OGM (Organismes Génétiquement Modifiés). Ils ne contiennent ni exhausteurs de goût, ni colorants, ni arômes chimiques de synthèse. L’utilisation d’additifs est très fortement limitée.

Le mode d’élevage biologique est fondé sur le respect du bien-être animal. Les animaux disposent obligatoirement d’un accès au plein air et d’espace. Ils sont nourris avec des aliments Bio principalement issus de la ferme et sont soignés en priorité avec des médecines douces.

Les produits Bio sont contrôlés à tous les stades. Aux contrôles effectués sur l’ensemble des produits agroalimentaires s’ajoutent des contrôles spécifiques à la Bio, réalisés par un organisme indépendant agréé par les pouvoirs publics. Le logo Bio marocain et le logo AB garantissent que le produit respecte les règles de l'agriculture biologique.

L’agriculture biologique s’inscrit au cœur du développement durable. C’est un engagement pour le bien-être des générations futures.

Les produits Bio sont clairement identifiés et répondent à des règles strictes d’étiquetage. Pour faire référence à l’agriculture biologique, dans l’étiquetage, la vente ou la publicité de produits, tout agriculteur ou entreprise doit être contrôlé et certifié selon cette règlementation. Le nouveau logo marocains est obligatoire sur les produits Bio et ce depuis Septembre 2018. Cependant, celui-ci étant encore mal connu des consommateurs on retrouve sur la plupart des produits également le logo européen. Vous pouvez cependant encore trouver des produits Bio avec l’ancien logo européen car nous sommes dans une période de transition d’étiquetage jusqu’au 30 Juin 2012. Ces logos ne peuvent être apposés qu’après certification par un organisme de contrôle.

Les produits Bio sont contrôlés à tous les stades. Aux contrôles effectués sur l’ensemble des produits agroalimentaires, s’ajoutent des contrôles spécifiques à la Bio, réalisés par un organisme indépendant agréé par les pouvoirs publics.

Le logo Bio marocain et le label Bio de l’Union Européenne (pour les produits originaires de l’UE) garantissent que le produit respecte les règles de l'agriculture biologique.


Une récente étude menée à la demande du Parlement Européen met en avant les différences qu’il peut y avoir entre consommer du Bio ou du conventionnel. Cette recherche met en exergue le fait que les produits Bio sont bons pour une bonne raison : ils ne contiennent pas de produits chimiques. Pour les fruits et légumes : adieu les pesticides, pour la viande : au revoir les antibiotiques ! C’est un aspect de la culture biologique qui rend la consommation de ces produits bonne pour la santé. Une nouvelle méta-étude rassemblant les résultats de 300 recherches scientifiques internationales avance le même argument. La méta-étude met en évidence les nombreux effets secondaires que peut entraîner la consommation de résidus de pesticides. Tout d’abord, sachez que l’usage non raisonné des antibiotiques dans l’élevage contribue à l’antibio-résistance chez l’être humain ! Les pesticides, quant à eux, peuvent entraîner des troubles de développement chez l’enfant. Sans oublier les nombreuses allégations de l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) portant sur le caractère cancérigène de la consommation répétée de résidus de pesticides. Au contraire, la méta-étude précise que l’alimentation biologique a des effets apaisants pour les allergies et réduit le surpoids.
Vous êtes nombreux à vous poser cette question. Le Bio a-t-il vraiment un intérêt pour le consommateur. La réponse est oui ! Si les avantages de cette méthode de culture et d’élevage a, comme nous venons le voir, un impact positif sur l’environnement et les sols – ce qui est primordial – pour la santé des consommateurs, l’intérêt est tout aussi grand. Imaginez : si un cultivateur utilise de nombreux produits phytosanitaires pour traiter ses pommiers contre les insectes et les maladies, les fruits vont les absorber pendant toute leur croissance. Car, on ne va pas se mentir, la peau des pommes de va pas agir comme une barrière étanche qu’il suffira de passer à l’eau claire ou de retirer pour s’assurer de manger un fruit sain.
Durabilité sur le long terme. Les nombreux changements que l'on peut observer au niveau de l'environnement ne peuvent s'effectuer que sur le long terme car il s'opèrent lentement. L'agriculture biologique tient compte des incidences des méthodes de production sur l'agrosystème sur le moyen et le long termes. Elle vise à produire des aliments tout en créant un équilibre écologique en vue de réduire les problèmes de fertilité des sols et de ravageurs. L'agriculture biologique privilégie une approche proactive plutôt que le traitement des problèmes à fur et à mesure de leur apparition.
Les méthodes visant à entretenir la qualité des sols, comme la rotation des cultures, les cultures intercalaires, les associations symbiotiques, les cultures de couverture, les engrais biologiques et le labourage superficiel des terres, sont essentielles dans l'agriculture biologique. Ces méthodes sont propices à la faune et à la flore des sols puisqu'elles en améliorent la composition et la structure et créent des systèmes plus stables. Le cycle nutritif et énergétique est à son tour stimulé et les sols retiennent mieux les éléments nutritifs et l'eau, compensant ainsi l'absence d'utilisation d'engrais minéraux. Ces techniques de gestion jouent également un rôle crucial dans le contrôle de l'érosion des sols. Les sols sont moins longtemps exposés aux facteurs d'érosion, la biodiversité des sols augmente et les pertes de substances nutritives diminuent, ce qui contribue à maintenir et accroître leur productivité. Le transfert des substances nutritives résultant de la culture est en général compensé par des ressources renouvelables générées par l'exploitation elle-même, mais il est parfois nécessaire d'enrichir les sols organiques en potassium, phosphate, calcium, magnésium et oligo-élements provenant de sources extérieures.
Dans de nombreuses zones agricoles, les engrais et les pesticides de synthèse polluent les nappes phréatiques, ce qui pose un grave problème. Ces substances, interdites dans l'agriculture biologique, sont remplacées par des engrais biologiques (compost, fumier, énergie verte) et par l'utilisation d'une biodiversité plus riche (en terme d'espèces cultivées et de végétaux permanents), ce qui améliore la structure des sols et favorise l'infiltration de l'eau. Les systèmes d'agriculture biologique bien gérés, capables de mieux conserver les éléments nutritifs des sols, réduisent considérablement le risque de pollution des nappes phréatiques. Dans les zones où la pollution est un réel problème, la conversion des terres à l'agriculture biologique est fortement encouragée en tant que mode de récupération (préconisation des gouvernements français et allemand, par exemple).
L'agriculture biologique diminue l'utilisation des énergies non renouvelables en réduisant les besoins de produits agrochimiques (qui exigent de produire de grandes quantités de combustible d'origine fossile). L'agriculture biologique contribue à atténuer les effets de serre et à réduire le réchauffement de la planète grâce à sa capacité à éliminer le carbone des sols. De nombreuses méthodes de gestion utilisées en agriculture biologique (labourage minimum, réintégration des résidus de récoltes dans le sol, utilisation de cultures de couverture, rotations, plus grande intégration de légumineuses fixatrices d'azote) permettent d'accroître le retour du carbone dans le sol, augmentant ainsi la productivité et favorisant la rétention de carbone.
Les agriculteurs biologiques sont à la fois gardiens et utilisateurs de la biodiversité à tous les niveaux. Au niveau génétique, l'agriculture biologique privilégie les semences traditionnelles et adaptées car elles résistent mieux aux maladies et sont moins sensibles aux chocs climatiques. Au niveau des espèces, la diversité des associations de végétaux et d'animaux optimise le cycle nutritif et énergétique pour la production agricole. Au niveau de l'écosystème, la préservation de zones naturelles à l'intérieur et en périphérie des champs organiques ainsi que l'absence de produits chimiques permet de créer un habitat propice à la faune sauvage. L'utilisation fréquente d'espèces sous-utilisées (sous forme souvent de cultures de rotation destinées à accroître la fertilité des sols) réduit l'érosion de l'agro-biodiversité, créant ainsi un patrimoine génétique plus sain, fondement même de toute adaptation future. Les structures construites pour fournir abri et nourriture ainsi que l'élimination de pesticides attirent de nouvelles espèces ou des espèces colonisatrices (permanentes aussi bien que migratoires) vers les zones d'agriculture biologique, y compris la faune et la flore sauvages (oiseaux) et les organismes bénéfiques au système biologique (pollinisateurs et prédateurs se nourrissant de ravageurs).